Quartier historique et culturel de Port-au-Prince

Le Palais National actuel, troisième édifice logeant la Présidence, remplace celui qui explosa avec Cincintus Leconte en 1912. Conçu sous le Gouvernement de Tancrède Auguste et mis en chantier pendant la présidence d’Orestre Zamor, il fut inauguré en 1921.


Le Palais National vu du Bel Air - © Maxence Denis
Le Palais National vu du Bel Air - © Maxence Denis
Le Palais National se situe dans le haut lieu historique logeant traditionnellement la plus haute autorité du pays depuis la colonie : du Palais du Gouverneur Général de Saint-Domingue au Palais des Chefs d’Etat haïtiens en passant par le Palais impérial du deuxième Empire.

Le local initial explosa le 19 décembre 1869, lors des évènements qui mirent fin au gouvernement de Sylvain Salnave. Sous la présidence de Salomon, s’initia sa reconstruction avec l’Ingénieur Laforestie assisté du contre-maître Sabbalat.

L’édifice actuel est dû à l’architecte Georges Baussan, deuxième gagnant du concours architectural lancé pour la circonstance et dont le projet « le petit nid » fut retenu en lieu et place du premier prix « Le timbre français » estimé trop couteux. Les chantiers démarrèrent avec la firme « Simmonds Frères ». Ils s’arrêtèrent à la veille de l’Occupation américaine et reprirent en 1916 puis en 1919 pour devenir fonctionnels avec Sudre Dartiguenave, avant même la remise officielle des travaux.

L’édifice du Palais National ouvre avec celui de la Cathédrale Métropolitaine de Port-au-Prince, l’aire du béton armé en Haïti.

Source : Archives de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN).
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Mardi 16 Septembre 2008 à 22:14 | Commentaires (1)
© Maxence Denis
© Maxence Denis
L’établissement porte le nom du fondateur du premier Lycée de la capitale (1816). L’institution située initialement en lieu et place de l’ancien local de la Faculté des Sciences – Rue Mgr. Guilloux, ci-devant Rue de Conty ou de l’Egalité – fut transférée sous le deuxième Empire (1852 – 1870) à l’emplacement actuel avoisinant à l’époque, l’ancienne administration des Finances de la colonie. L’inauguration partielle du bâtiment conçu par l’architecte Georges Baussan eut lieu, le 7 janvier 1906, sous la présidence de Nord Alexis. Le Lycée Pétion est le premier établissement scolaire haïtien de cette envergure.

>>> REPORTAGE PHOTOS de Maxence Denis
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Mardi 16 Septembre 2008 à 21:55 | Commentaires (3)
L’édifice se situe dans un lieu éminent historique, celui de l’ancien emplacement de la grand’case de l’Habitation Sucrière Randot. Ce fut le siège de l’Intendance de la colonie où se trouvait à la fois la résidence et les bureaux de l’Intendant, seconde autorité de la colonie après le Gouvernement Général. S’y établit, en tout premier lieu, M. de la Caze, gouverneur du Cul-de-Sac, l’un des premiers cadres administratifs de la colonie à s’occuper de l’implantation de la nouvelle capitale coloniale ; puis lui succédèrent les remarquables administrateurs : Messieurs Maillard et Barbé de Marbois.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 10 Août 2008 à 21:45 | Commentaires (1)
Les Archives Nationales d’Haïti logent dans un édifice destiné, au début du siècle, à être un grand centre public d’approvisionnement. Ce vaste hangar fut construit sous le gouvernement de Nord Alexis (1820 – 1910), à l’initiative du maire Adolphe Sambour. Il ne remplit jamais sa fonction initiale de marché. Il servit de cadre à la fameuse exposition de Salomon. Objet d’un litige entre le gouvernement haïtien et l’entreprise chargée de sa construction, pratiquement abandonné dans le premier quart du siècle. Il servit, certaines fois à l’occasion du carnaval, de lieu de réjouissances populaires.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 10 Août 2008 à 21:40 | Commentaires (0)
Situé sur l’ancienne propriété Sabès, où naquit le Président Alexandre Pétion, l’édifice logea initialement la Chambre des Députés qui remplaça le premier édifice détruit par le séisme de 1770.

La décision d’édification d’un nouveau bâtiment destiné à héberger les mandataires du peuple fait suite à l’incendie de 1888 qui ravagea le local jouant, jusque là, la même fonction et situé à la rue des Casernes. La construction du bâtiment actuel date de la présidence de Florvil Hyppolite (1889 – 1898). Elle fut entamée en 1890 et s’effectua assez rapidement. Son inauguration eut lieu le 24 mai 1891. Apparemment, les pierres de taille utilisées dans la construction proviendraient du Fort Riché alors récemment démoli.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 10 Août 2008 à 21:36 | Commentaires (67)

Dès l’établissement de la nouvelle capitale de Port-au-Prince, le curé de Trou-Bordet s’installe provisoirement dans le seul édifice de la zone capable de servir de lieu de réunion, c’est-à-dire la grande halle qui abritait l’ancienne sucrerie de l’habitation Randot, débarrassée de ses chaudières. Ce fut la première église de Port-au-Prince. Notre Dame de l’Assomption, titulaire du Trou-Bordet, devient celle de la chapelle improvisée. Dès 1750, le projet de construire une église définitive, digne de la nouvelle capitale est lancé.


En raison des nombreux tremblements de terre, l’église ne fut construite qu’en 1771, respectant les normes de l’ordonnance du 8 août 1770 qui défendit de construire autrement qu’en bois ou en murs maçonnés entre poteaux.

A la fin du XVIIIème siècle, l’église présente une immense charpente de halles, et son plan rectangulaire est composé d’une nef centrale et de deux collatérales. Elle possédait sur ses façades latérales des galeries couvertes, caractéristiques de l’époque. A l’intérieur, on pouvait y trouver un autel de marbre blanc de Carrare (Italie), « don du Roy de France (Louis XVI) à la plus riche de ses colonies ».

Dans cette ville manquant de structures, l’église devient le lieu de réunions par excellence. Elle fut ainsi le témoin privilégié de la Révolution de Saint-Domingue. En 1799, Toussaint Louverture y tint séance lors de la déclaration de la Guerre du Sud, le 27 décembre 1806, on y proclama la Constitution de 1801, en 1816, elle offrit l’hospitalité à Simon Bolivar, en 1818, l’enterrement d’Alexandre Pétion y fut célébré.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 10 Août 2008 à 21:26 | Commentaires (0)
1 2