Quartier historique et culturel de Port-au-Prince

L’édifice se situe dans un lieu éminent historique, celui de l’ancien emplacement de la grand’case de l’Habitation Sucrière Randot. Ce fut le siège de l’Intendance de la colonie où se trouvait à la fois la résidence et les bureaux de l’Intendant, seconde autorité de la colonie après le Gouvernement Général. S’y établit, en tout premier lieu, M. de la Caze, gouverneur du Cul-de-Sac, l’un des premiers cadres administratifs de la colonie à s’occuper de l’implantation de la nouvelle capitale coloniale ; puis lui succédèrent les remarquables administrateurs : Messieurs Maillard et Barbé de Marbois.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 10 Août 2008 à 21:45 | Commentaires (0)
Les Archives Nationales d’Haïti logent dans un édifice destiné, au début du siècle, à être un grand centre public d’approvisionnement. Ce vaste hangar fut construit sous le gouvernement de Nord Alexis (1820 – 1910), à l’initiative du maire Adolphe Sambour. Il ne remplit jamais sa fonction initiale de marché. Il servit de cadre à la fameuse exposition de Salomon. Objet d’un litige entre le gouvernement haïtien et l’entreprise chargée de sa construction, pratiquement abandonné dans le premier quart du siècle. Il servit, certaines fois à l’occasion du carnaval, de lieu de réjouissances populaires.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 10 Août 2008 à 21:40 | Commentaires (0)
Situé sur l’ancienne propriété Sabès, où naquit le Président Alexandre Pétion, l’édifice logea initialement la Chambre des Députés qui remplaça le premier édifice détruit par le séisme de 1770.

La décision d’édification d’un nouveau bâtiment destiné à héberger les mandataires du peuple fait suite à l’incendie de 1888 qui ravagea le local jouant, jusque là, la même fonction et situé à la rue des Casernes. La construction du bâtiment actuel date de la présidence de Florvil Hyppolite (1889 – 1898). Elle fut entamée en 1890 et s’effectua assez rapidement. Son inauguration eut lieu le 24 mai 1891. Apparemment, les pierres de taille utilisées dans la construction proviendraient du Fort Riché alors récemment démoli.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 10 Août 2008 à 21:36 | Commentaires (1)

Dès l’établissement de la nouvelle capitale de Port-au-Prince, le curé de Trou-Bordet s’installe provisoirement dans le seul édifice de la zone capable de servir de lieu de réunion, c’est-à-dire la grande halle qui abritait l’ancienne sucrerie de l’habitation Randot, débarrassée de ses chaudières. Ce fut la première église de Port-au-Prince. Notre Dame de l’Assomption, titulaire du Trou-Bordet, devient celle de la chapelle improvisée. Dès 1750, le projet de construire une église définitive, digne de la nouvelle capitale est lancé.


En raison des nombreux tremblements de terre, l’église ne fut construite qu’en 1771, respectant les normes de l’ordonnance du 8 août 1770 qui défendit de construire autrement qu’en bois ou en murs maçonnés entre poteaux.

A la fin du XVIIIème siècle, l’église présente une immense charpente de halles, et son plan rectangulaire est composé d’une nef centrale et de deux collatérales. Elle possédait sur ses façades latérales des galeries couvertes, caractéristiques de l’époque. A l’intérieur, on pouvait y trouver un autel de marbre blanc de Carrare (Italie), « don du Roy de France (Louis XVI) à la plus riche de ses colonies ».

Dans cette ville manquant de structures, l’église devient le lieu de réunions par excellence. Elle fut ainsi le témoin privilégié de la Révolution de Saint-Domingue. En 1799, Toussaint Louverture y tint séance lors de la déclaration de la Guerre du Sud, le 27 décembre 1806, on y proclama la Constitution de 1801, en 1816, elle offrit l’hospitalité à Simon Bolivar, en 1818, l’enterrement d’Alexandre Pétion y fut célébré.
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 10 Août 2008 à 21:26 | Commentaires (0)
Le Mur de la Terrasse est, apparemment, le représentant le plus ancien et le plus authentique de l’héritage bâti de la colonie. Edifié sous l’administration de Barbé de Marbois en 1785, il supporte le terre-plein des jardins de la Cathédrale. Construit en pierres de taille et orné de balustres, il comporte un escalier central et deux escaliers latéraux. Il jouait, outre la fonction structurelle de mur de soutènement, celle d’élément de décor de la célèbre Terrasse plantée d’orangers qui était destinée à intégrer les jardins du Palais de l’Intendance – projet de Barbe de Marbois jamais réalisé –. L’idée de cette fameuse aire de promenade surélevée, si chère aux premiers résidents de Port-au-Prince, est due à l’ingénieur Sorel et les jardins ont été conçus par le botaniste Nectoux. D’importants travaux de réhabilitation du Mur de Terrasse et de la Terrasse elle-même eurent lieu sous le gouvernement de Vincent (1930 – 1941).
Rédigé par Fondation AfricAméricA le Dimanche 10 Août 2008 à 21:17 | Commentaires (0)


La Coordination des Artistes et Artisans du Bel Air (CAABEL) est un regroupement d'artistes, d'artisans et de main d'oeuvre culturelle du quartier du Bel Air à Port-au-Prince et de sa périphérie.


CAABEL a pour triple mission :
  • Encourager la formation à travers des séminaires
  • Organiser la production
  • Facilliter l'écoulement de l'offre.

Rédigé par Fondation AfricAméricA le Vendredi 8 Août 2008 à 23:11 | Commentaires (1)
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